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My Garden est une série photographique personnelle développée sur deux ans, réalisée uniquement à partir de ce que je trouve dans mon propre jardin à un moment donné. Ce qui était au départ un espace brut et intact est devenu à la fois sujet et collaborateur, évoluant au fil des saisons, des conditions météorologiques et des interactions naturelles. Chaque image fonctionne comme une entrée de journal visuel, façonnée par la contrainte et l’observation. Photographiés en studio, les éléments sont retirés de leur contexte naturel puis assemblés en compositions, donnant naissance à des formes ludiques et sculpturales définies par la lumière, la texture et la couleur. Le projet reflète un déplacement personnel vers un rythme plus lent.
Le début du printemps marque l’éveil après l’hiver. Les premières fleurs commencent à éclore, leurs formes se dessinant lentement avant de s’ouvrir pleinement. Ce qui était majoritairement vert se peuple peu à peu de couleurs vives, apparaissant les unes après les autres pour attirer les insectes. L’énergie monte progressivement à mesure que le jardin passe de la retenue au mouvement et à la croissance.
My Garden est une série personnelle que j’ai commencée il y a un an avec l’intention de me connecter à la fois à mon jardin et à moi-même, comme un exercice d’exploration de mon environnement immédiat. En fixant les limites de l’utilisation de ce que je trouve dans le jardin à cette période spécifique de l’année, le processus devient unique, façonné par la transformation continue de la végétation au gré des saisons et du développement naturel de l’environnement.
Le printemps est enfin arrivé dans My Garden, ramenant tout à la vie. J’ai été étonnée par la variété qui s’était épanouie grâce au temps doux et aux pluies généreuses.
Nous avons également introduit de nouvelles espèces et, soudain, le jardin a éclaté de couleurs vives. Bien que j’hésite à commencer à les couper pour l’instant – elles ont besoin de temps pour s’installer et devenir fortes – je n’ai pas pu résister à inclure quelques-unes de ces nouvelles additions étonnantes dans cette dernière œuvre d’art.
My Garden est une série photographique personnelle développée sur deux ans, réalisée uniquement à partir de ce que je trouve dans mon propre jardin à un moment donné. Ce qui était au départ un espace brut et intact est devenu à la fois sujet et collaborateur, évoluant au fil des saisons, des conditions météorologiques et des interactions naturelles. Chaque image fonctionne comme une entrée de journal visuel, façonnée par la contrainte et l’observation. Photographiés en studio, les éléments sont retirés de leur contexte naturel puis assemblés en compositions, donnant naissance à des formes ludiques et sculpturales définies par la lumière, la texture et la couleur. Le projet reflète un déplacement personnel vers un rythme plus lent.
Le début du printemps marque l’éveil après l’hiver. Les premières fleurs commencent à éclore, leurs formes se dessinant lentement avant de s’ouvrir pleinement. Ce qui était majoritairement vert se peuple peu à peu de couleurs vives, apparaissant les unes après les autres pour attirer les insectes. L’énergie monte progressivement à mesure que le jardin passe de la retenue au mouvement et à la croissance.
L’Arc de Triomphe demeure inchangé, mais le sol qui l’entoure ne se comporte plus comme attendu. L’eau envahit lentement l’espace, transformant le monument en une présence distante, presque inaccessible. Ce qui était autrefois un carrefour animé de Paris devient immobile, réfléchissant, silencieux.
Des fleurs blanches apparaissent à la surface, flottant doucement, se dispersant sans direction. Elles adoucissent la scène, brisant la rigueur de la pierre et de la symétrie. Le monument reste solide, mais sa présence se fait plus calme, moins dominante, comme s’il acceptait la transformation qui l’entoure.
La lumière se comporte différemment ici. Elle se reflète, s’étire, s’attarde à la surface de l’eau, entraînant l’Arc de Triomphe dans une version miroir de lui-même. La frontière entre structure et environnement commence à se dissoudre.
Ce moment imagine un Paris en suspens. Ni effacé, ni abandonné, mais lentement rééquilibré. Un lieu où la ville cède à la quiétude, où même ses formes les plus emblématiques s’inscrivent dans quelque chose de plus doux, plus naturel et plus fluide.
Le Sacré-Cœur se dresse comme il l’a toujours fait, mais son environnement commence à se transformer. Ce qui était autrefois une colline structurée à Montmartre devient peu à peu plus souple, plus vivant. Les fleurs poussent sans contrainte, recouvrant les marches, s’étendant dans le paysage, modifiant la manière d’approcher le monument.
Lavande, fleurs sauvages et végétation dense envahissent la scène, non pas de façon chaotique, mais de manière calme et inévitable. L’architecture reste intacte, presque protégée, tandis que tout autour se transforme. L’équilibre change. La nature n’est plus un décor, elle devient la présence principale.
Le chemin qui y mène change lui aussi. Moins une destination qu’une transition. À chaque pas, Paris semble s’éloigner un peu, laissant place à quelque chose de plus organique. Le Sacré-Cœur s’inscrit alors dans un ensemble plus vaste, sans en être le centre.
Cette œuvre prolonge l’idée d’un retour progressif de la nature à Paris. Non pas par effondrement, mais par croissance. Une version plus douce de la ville, où même les monuments les plus emblématiques existent au sein de quelque chose qui les dépasse.
Le château de Versailles semble avoir basculé dans un autre état. La structure reste précise, grandiose, mais tout autour commence à s’étendre au-delà de toute intention. Les rangées de roses deviennent plus denses, plus lumineuses, presque irréelles, comme si le jardin s’autorisait à rêver un peu plus loin que prévu.
Les allées sont toujours là, mais elles ne guident plus de manière stricte. Elles invitent. La couleur prend le dessus, rouges profonds, roses délicats, verts chaleureux, baignés d’une lumière dorée qui semble légèrement amplifiée, comme si l’air lui-même était chargé de chaleur.
Rien ne paraît forcé. La symétrie subsiste, mais elle s’adoucit, devient plus généreuse. Le jardin n’est plus un espace que l’on traverse, mais un espace dans lequel on se trouve. Chaque direction semble vivante, en expansion, en répétition, comme une boucle silencieuse de croissance.
Cette vision de Versailles imagine un lieu où le contrôle et la nature ne s’opposent plus, mais s’accordent. Un espace où la beauté n’est pas entretenue, mais continuellement en devenir, transformant l’un des paysages les plus emblématiques de Paris en une expérience infinie, surréaliste et vibrante de vie.