Ce qui m’anime dans l’art numérique, c’est de pouvoir continuer à m’exprimer quotidiennement, c’est l’excitation de l’exploration de ces nouveaux médias. J’ai d’abord fait du VJing, qui est de la performance visuelle en temps réel, en synchronisation avec de la musique électronique. J’ai rencontré beaucoup de personnes dans cet environnement là, et nous avons lancé le Label AntiVJ avec de nombreux artistes tels que Joanie Lemercier, Romain Tardy ou encore Yannick Jacquet. C’était en 2007, à une époque où l’on avait envi d’aller plus loin, où le mapping n'existait pas... On a d’abord été VJ dans des soirées, on projetait des visuels live grâce à des projecteurs. Et puis on a eu envie de sortir de ce cadre là… On voulait projeter des images sur des volumes, sur des formes plus complexes. Le mapping n’existait pas, et c’est là que l’on a fait évoluer ensemble certaines de nos compétences pour en arriver à du mapping ! C’est comme cela que l’on s’est fait connaître : en créant le mapping, en détournant nos outils de leur utilisation habituelle, en apprenant à les exploiter d’une manière nouvelle. Les technologies actuelles nous ont permis de faire du mapping en temps réel… De dessiner sur des logiciels et d’avoir la possibilité de diffuser ces dessins en temps réel. Nous avons travaillé sur beaucoup de projets de mapping ensemble, assez représentatifs du début de ma carrière. Puis nous avons travaillé sur des installations audiovisuelles, et j’ai quitté le Label en 2016 pour développer ma démarche personnelle.