New Ways of Seeing the Pattern, John Carpenter

Dans un contexte de transformation digitale, l’importance de la donnée est unanimement reconnue. La donnée permet notamment un juste pilotage des décisions en entreprise, encore faut-il savoir la collecter et l’interpréter. Trop souvent, l’information est sous nos yeux, dans nos tableurs, mais reste inintelligible pour le collaborateur qui fait face à un trop plein d’informations. La donnée n’est pas actionnable.

La “data visualisation” répond à ce problème. Elle facilite la communication de nos innombrables données grâce à la mise en scène d’images en perpétuelle évolution. Pas étonnant de constater que ce nouvel outil s’invite dans nos entreprises !

LA DATA VISUALISATION : RÉPONSE À UN BESOIN URGENT

New Ways of Seeing the Pattern, John Carpenter

Cette installation est un espace immersif à 320° permettant la visualisation de mouvements cellulaires individuels en masse. Composé de cinq ordinateurs et de 45 écrans, le dispositif mis en place par John Carpenter et le Dr. Rusty Lansford cherche à démontrer que les visualisations immersives et la navigation spatiale peuvent jouer un rôle essentiel dans la compréhension d’ensembles de données multidimensionnelles complexes. Leur travail propose une nouvelle façon intuitive de naviguer et d’explorer la cardiogenèse.

La data visualisation répond à un besoin moderne : faciliter la lecture des données. La data visualisation présente les données sous forme tridimensionnelle pour une meilleure compréhension de l’information. Les données brutes, souvent trop opaques, deviennent pertinentes et actionnables !

En parallèle, de nombreux artistes évoluant dans le domaine des nouveaux médias utilisent également la donnée pour produire des œuvres à partir d’algorithmes. On parle cette fois-ci de Data Art. Historiquement, le Data art fait ses premiers pas en 1970, date à laquelle le MoMa de New York inaugure l’exposition « Information » de Kynaston McShine. Dans un monde moderne submergé d’informations, les artistes s’inspirent désormais de la data pure. Matière première aux ressources infinies, la data remplit alors le rôle de variable pour l’algorithme de l’artiste. Dépendantes de ces variables, les œuvres de data visualisation sont qualifiées d’œuvres “génératives”, car leur rendu est généré en temps réel en fonction des données collectées. 

ART OU SCIENCE ?

Tears of Twitter, Fabien Bouchard 

Dès lors, comment distinguer la data visualisation pure de ce qui relève d’une démarche artistique ?

Destinée dans un premier temps à des fins purement scientifiques, la data visualisation a pour ambition l’interprétation et la communication d’amas d’informations chaotiques.

Les artistes ajoutent à cela une dimension critique et un caractère esthétique : l’installation bascule alors dans le domaine de l’art. Le simple modèle de visualisation scientifique, purement objectif, devient un support de création subjectif pour l’artiste numérique. “Data Visualisation” devient synonyme de “Data Art”.

“Tears of Twitter” est un bon exemple de ce qu’on peut qualifier de Data Art. Son auteur, Fabien Bouchard, nous propose ici une visualisation en temps réel de l’utilisation des emojis “😢” (« crying face”) et “😭” (“loudly crying face”) sur le réseau Twitter et ce à travers le monde. L’œuvre d’art, connectée au flux de données du réseau social, retranscrit en temps réel l’utilisation de ces deux émojis sous forme de cascade lumineuse bleutée s’apparentant à des larmes.
Tears of Twitter questionne les limites de notre empathie face à ruissellement continu de données anonymes : comment être compatissant vis à vis de milliers de personnes à la fois ? Captivés, voire subjugués par cet écoulement, nous finissons par nous perdre dans cette masse d’informations. 

“Tears of Twitter” est un bon exemple de ce qu’on peut qualifier de Data Art. Son auteur, Fabien Bouchard, nous propose ici une visualisation en temps réel de l’utilisation des emojis “😢” (« crying face”) et “😭” (“loudly crying face”) sur le réseau Twitter et ce à travers le monde. L’œuvre d’art, connectée au flux de données du réseau social, retranscrit en temps réel l’utilisation de ces deux émojis sous forme de cascade lumineuse bleutée s’apparentant à des larmes.
Tears of Twitter questionne les limites de notre empathie face à ruissellement continu de données anonymes : comment être compatissant vis à vis de milliers de personnes à la fois ? Captivés, voire subjugués par cet écoulement, nous finissons par nous perdre dans cette masse d’informations. 

DATA ART ET COMMUNICATION EN ENTREPRISE

Aujourd’hui, les entreprises utilisent la data visualisation pour communiquer certaines informations primordiales à leurs employés : chiffre d’affaires, stocks, nombre d’employés, nombre de clients, impact écologique, etc. Le Data Art vient augmenter cette démarche en ajoutant une part de storytelling. Tout comme la data visualisation pure, le Data Art permet d’optimiser la compréhension des données, mais à cela s’ajoute une dimension critique, reflet de la vision de l’entreprise, et une dimension esthétique, reflet de l’image de marque. 

Tout comme la data visualisation pure, le Data Art permet d’optimiser la compréhension des données, mais à cela s’ajoute une dimension critique, reflet de la vision de l’entreprise, et une dimension esthétique, reflet de l’image de marque.

En matière de Data Art, le champ des possibles est infini. ART POINT aide les entreprises à mettre en place des concepts artistiques répondant à des enjeux de communication interne et externe. En proposant des concepts sur-mesure mêlant art et technologie, nous cherchons à créer un dialogue au sein de l’entreprise et à véhiculer son image auprès de son écosystème.